Quelle est la différence entre un litige et un conflit en médiation agréée ?

Pour beaucoup, un conflit est un litige et un litige égale un conflit. Dans le domaine de la médiation, c’est plus complexe que cela. En tant que médiateur agrée en Brabant wallon et à Bruxelles, Jur Ad Hoc vous explique la nuance qu’il apporte entre ces deux mots.

Un conflit peut s’avérer à la suite d’un litige

Un litige est un désaccord qui survient entre deux personnes au sujet de l’exercice d’un droit.
Petit exemple concret, dans le cadre d’un litige de voisinage.

Conflit versus litigeVotre voisin refuse de couper un arbre planté trop près de la clôture et donc de votre propriété. Les feuilles tombent dans votre corniche, et la bouche. Bref cet arbre vous occasionne une nuisance permanente. Vous voilà en litige avec votre voisin pour la cause. Cela pourrait s’arrêter là, par un règlement simple en bonne intelligence. Mais si ce n’est pas le cas, ce simple accroc peut en faire remonter d’autres à la surface. Ceux-ci vont envenimer la situation.

Le litige s’avère alors s’inscrire dans un contexte plus large et plus complexe. Il s’agit d’un conflit qui comportent plusieurs rancœurs et points de désaccord difficiles à aborder, d’autant qu’il y a le passé et le non-dit. Il est utile alors de faire appel aux services d’un médiateur civil, habitué à structurer les éléments à la base d’un conflit de voisinage. Il peut vous guider afin de réparer des années de mésentente et d’incompréhension entre vous et votre voisin.

Le litige est la partie enflammée du conflit

Le litige, ce pourquoi l’une des parties entreprend une démarche, c’est la partie enflammée du conflit. Ce sujet de désaccord entre les parties peut ouvrir la porte à d’autres litiges plus anciens et plus complexes qui constituent un réseau de tensions à la base d’un véritable conflit. On ne peut donc pas apporter une solution sage au litige de départ sans avoir exploré les composantes du conflit. Il faut mettre le doigt sur tout ce qui le structure et l’anime. C’est précisément la mission du médiateur.

Ceci est flagrant en cas de séparations ou de divorces. Une incartade infidèle d’un des conjoints peut provoquer la fin d’une union… ou pas. Mais si le couple battait déjà de l’aile pour l’une ou l’autre raison, cet événement va vraisemblablement mettre le feu aux poudres et provoquer la révélation de relations difficiles depuis longtemps. Au-delà du litige conjugal, le spécialiste en médiation familiale va donc devoir inviter les parties à explorer un conflit né de l’accumulation de différends entre les conjoints, tout en se gardant de jouer le rôle de thérapeute.

Le règlement d’un conflit via la médiation se passe à l’amiable

Lorsque l’événement litigieux de trop déclenche un vrai conflit, certains vont laisser empirer les choses et se pourrir le quotidien. D’autres vont essayer de régler le problème à l’amiable. Ceux-là souhaitent souvent retrouver une relation sereine avec l’autre partie. C’est pourquoi une médiation familiale, une médiation sociale ou encore une médiation civile et commerciale se fait sur base volontaire. Chaque intervenant doit être déterminé à résoudre le conflit qui les oppose. Le processus de médiation n’enchaîne pas les parties ni le médiateur. S’ils désirent y mettre fin. Ils peuvent le faire sans préjudice.

Vous souhaitez en savoir plus sur le fonctionnement d’une médiation agréée ?
Faites appel au médiateur agréé de Jur Ad Hoc, Pierre Boland. Contactez-le par téléphone ou via le formulaire en ligne présent sur le site. Ou prenez rendez-vous pour une consultation au cabinet de Chaumont-Gistoux (Brabant wallon) ou de Bruxelles.